12.07.2008
L'EQUIPE DE SEGOLENE CONTRE ATTAQUE
L'équipe de Ségolène Royal contre-attaque. Invité vendredi du «Talk Orange-Le Figaro», Vincent Peillon est revenu sur la «mise à sac» de l'appartement de l'ex-candidate à l'élection présidentielle. «Je suis choqué que les uns et les autres, médias comme politiques, n'ayons pas réagi plus fortement au fait que le principal leader de l'opposition se soit retrouvé dans cette situation», a indiqué le député européen. «On doit avoir une véritable indignation en nous-même», a-t-il ajouté avant de s'étonner de l'annonce, la veille, de l'identification d'une suspecte dans une précédente affaire de cambriolage au domicile de Ségolène Royal en 2006.
Dans l'après-midi, l'avocat de Ségolène Royal, Jean-Pierre Mignard, s'était lui aussi étonné dans un communiqué de cette annonce, d'autant que rien n'avait été dérobé dans cette affaire. Or, souligne Me Mignard, «la suspecte, présentée comme délinquante d'habitude, aurait donc ce soir-là exercé son activité habituelle à titre bénévole, mue par la seule curiosité. C'est assurément une originalité». Et de demander au procureur de la République «d'être dorénavant la seule personne autorisée à communiquer dans ce dossier, le cabinet de Monsieur le président de la République n'étant pas en charge de l'enquête préliminaire».
«Un peu comique»Plus tôt, c'était Jean-Louis Bianco qui s'étonnait sur I-Télé : «Il suffit qu'elle parle pour que brusquement on retrouve, alors que l'affaire de 2006 avait été classée, une hypothétique coupable». Hier soir lors du «Talk Orange-Le Figaro», Vincent Peillon est revenu à la charge en jugeant «un peu comique que l'entourage du président de la République dise lui-même avoir retrouvé une suspecte».
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